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07/02/2013

Tribune de la majorité : Février 2013

La parole aux Français

 

 

Depuis quelques semaines, partisans et adversaires du « mariage pour tous » s’affrontent, enchaînant les manifestations et les interventions dans les médias. Tout le monde sait que, le 13 janvier, les opposants aux projets de loi étaient plus proches du million que des 340 000 manifestants, chiffre que la police avait déjà donné avant même que la fin du cortège soit arrivée au Champ de mars.

 

Un problème, cas de conscience

 

 

Nous voulions un débat, nous l’avons. Mais c’est au final au peuple de trancher un tel sujet qui est un vrai sujet de société. Car chacun sait que derrière la remise en cause de l’institution du mariage se profilent des questions graves comme l’adoption par un couple homosexuel ou la procréation médicalement assistée.

 

De la même manière, pour nous les élus locaux qui avons la responsabilité de célébrer les mariages, c’est un véritable problème cas de conscience . Le président de la République l’a d’ailleurs bien compris quand il a déclaré le 20 novembre dernier à propos des maires que « la loi s'applique pour tous dans le respect de la liberté de conscience ». Malgré les démentis embarrassés de l’Elysée et du Parti socialiste, il a exprimé dans ces mots le sentiment partagé par une partie importante des Français, de tous milieux et de toutes origines politiques.

 

Un choix de société

 

La décision est maintenant entre les mains du président de la République, qui reçoit, le 25 janvier, les représentants de l’opposition au projet de loi, au grand damn des partisans du «  mariage pour tous » qui doivent défiler le 27. On se rappelle les propos de François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste en 2006, à propos des manifestations contre le CPE de Dominique de Villepin : « Quand 300 000 personnes sont dans la rue, le gouvernement a le devoir de retirer son projet ». Le 13 janvier, ils étaient beaucoup plus de 300 000 à défiler contre le projet de loi et ils seront encore plus nombreux le samedi 2 février, dans toutes les villes de France et notamment sous l’Arche de La Défense, de 15h à 17h.

 

 

Le président doit prendre ses responsabilités

 

 

Les Français ont le droit de s’exprimer sur ce projet  de loi qui peut remettre en cause les fondements de notre société. Le président de la République a le devoir de les écouter et doit prendre ses responsabilités : il peut repousser le projet afin de laisser le débat s’installer, il peut le soumettre, par voie de référendum, à l’avis des Français. C’est sur ce type de choix que l’on pourra mesurer s’il a la dimension d’un « président de tous les Français »